Pourquoi est-ce que je réagis ainsi ?

Comment le cerveau et le corps réagissent au stress et à ce qui compte pour vous, ce que la recherche peut et ne peut pas nous dire, et comment remarquer vos réactions avec curiosité.

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Mieux se comprendre

Les réactions rapides peuvent donner l’impression de surgir de nulle part. Ce module explique, en mots simples, ce que les chercheurs savent et ne savent pas encore sur la façon dont le cerveau et le corps réagissent. Il ne vous dira pas pourquoi vous réagissez comme vous le faites, et il ne diagnostique rien. Il propose des idées qui vous permettent de remarquer vos propres réactions avec curiosité.

Environ 12 min de lecture

Une remarque sur la sécurité. Cette page explique des recherches sur le cerveau et le corps. C’est de l’éducation, et non une thérapie ni un diagnostic.

  • Vous n’avez pas besoin de tout lire. Arrêtez-vous quand vous le souhaitez, et laissez de côté tout ce qui vous semble trop lourd.
  • Lire des textes sur le stress et la peur peut faire naître de fortes émotions chez certaines personnes. Si c’est le cas, faites une pause, regardez autour de vous et expirez lentement.
  • Si vos réactions affectent votre sommeil, votre travail, votre santé ou vos relations, un professionnel de santé qualifié peut vous aider à les comprendre.
  • Rien de ce que vous écrivez dans les outils de cette page n’est envoyé nulle part.
De quoi parle ce module
Fondé sur la recherche

Une réaction n’est pas un événement unique en un seul endroit. La recherche décrit des réseaux cérébraux, des hormones, des nerfs, la mémoire et le sens que vous donnez à une situation, qui agissent tous ensemble, et la façon dont cela se déroule diffère d’une personne à l’autre. Vos relations et votre environnement social influencent aussi la façon dont vous lisez les événements et y répondez.

  • Les chercheurs décrivent l’amygdale et le cortex préfrontal comme des éléments de réseaux plus larges, et non comme de simples interrupteurs marche/arrêt (Šimić et al., 2021 ; Friedman & Robbins, 2022).
  • Les systèmes de stress du corps, hormonal et nerveux, sont normaux et souvent protecteurs à court terme. Leur réponse varie selon les personnes et les situations, et une activation longue ou répétée peut devenir nocive (Herman et al., 2016 ; Russell & Lightman, 2019).
  • Les théories de l’évaluation cognitive proposent que la façon dont vous évaluez une situation influence le reste de votre réponse émotionnelle (Scherer & Moors, 2019).
  • Une grande partie de ces recherches compare des groupes de personnes. Elles ne peuvent pas dire ce qui se passe chez une personne en particulier.
Un point de départ : ce module considère que les réactions reflètent vos circonstances actuelles, vos attentes, ce que vous avez appris au fil du temps et votre état émotionnel. Il ne suppose pas de cause précise dans l’enfance. Toute réaction n’a pas une histoire dans le passé, et une réaction ne définit pas qui vous êtes.
Les parties du cerveau et du corps concernées
Fondé sur la recherche

Chaque partie ci-dessous a son propre volet. Ils décrivent où se trouve la partie, comment elle fonctionne, ce que cela signifie en termes simples et pourquoi cela peut compter dans la vie quotidienne. Les noms entre parenthèses sont ceux des études qui sous-tendent chaque affirmation, listées en entier dans les Sources.

Vue de profil du cerveau avec le cortex préfrontal à l’avant, l’amygdale et l’hippocampe en profondeur, et le tronc cérébral à la base.
Le cerveau adulte, vue de profil. Illustration éducative simplifiée ; les libellés de l’image sont en anglais. Les textes de l’image sont simplifiés.
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Vue de profil en couleurs de l’intérieur du cerveau, l’avant de la tête étant à gauche. Le cortex préfrontal est coloré en bleu à l’avant. En profondeur, l’amygdale est représentée en rose à l’extrémité avant de l’hippocampe, qui s’incurve vers l’arrière. Le tronc cérébral descend depuis la base. Chaque partie a un encadré d’étiquette. L’hypothalamus n’est pas indiqué sur cette image. Les libellés sont listés ci-dessous parce que les mots de l’image sont en anglais.

Étiquettes de l’image

  • Cortex préfrontal (prise de décision, autorégulation)
  • Amygdale (traitement émotionnel)
  • Hippocampe (mémoire et contexte)
  • Tronc cérébral (fonctions de base)

Lire la description de chaque partie

  1. Amygdale

    Un petit amas de noyaux en forme d’amande, situé en profondeur dans le lobe temporal, devant l’hippocampe, un de chaque côté. Elle réagit à l’importance, à la nouveauté, à l’incertitude ou à la charge émotionnelle de quelque chose, et pas seulement à la menace. Elle fonctionne au sein de réseaux plus larges (Šimić et al., 2021).

  2. Cortex préfrontal

    La partie avant de la couche externe du cerveau. Elle aide à garder des objectifs en tête, à passer d’une tâche à l’autre et à freiner les impulsions, grâce à des réseaux répartis dans tout le cerveau. Ce n’est pas un chef qui éteint les émotions (Friedman & Robbins, 2022).

  3. Hippocampe

    Une structure incurvée située en profondeur dans le lobe temporal, une de chaque côté. Elle intervient dans la mémoire des faits et des événements. Le stress peut modifier le bon fonctionnement de la mémoire, selon le moment (Shields et al., 2017). On débat encore de la production de nouveaux neurones à cet endroit chez l’adulte.

  4. Hypothalamus

    Une petite structure située en profondeur au milieu du cerveau, juste au-dessus de l’hypophyse. C’est la première étape de la voie hormonale du stress (Herman et al., 2016). Elle n’est pas indiquée sur l’image ci-dessus.

L’amygdale : aider le cerveau à repérer ce qui compte
Fondé sur la recherche

Où elle se trouve. L’amygdale est un petit amas de noyaux en forme d’amande, situé en profondeur dans le lobe temporal, devant l’hippocampe. Il y en a une de chaque côté du cerveau. Elle réagit à l’importance, à la nouveauté, à l’incertitude ou à la charge émotionnelle de quelque chose, et pas seulement à la menace (Šimić et al., 2021). Dans les études animales, la partie centrale de l’amygdale et une zone voisine contribuent à organiser les réponses défensives. On cherche encore à savoir dans quelle mesure cela s’applique aux êtres humains (Fox & Shackman, 2019).

Ce qu’elle fait. Elle évalue en continu les informations venues des sens et leur attribue une valeur, par exemple le caractère plus ou moins agréable ou menaçant de quelque chose, et son intensité. Elle participe aussi à l’apprentissage par association et à la réponse du corps (Šimić et al., 2021). Elle fonctionne au sein de réseaux plus larges.

En termes simples. L’amygdale aide le cerveau à repérer ce qui compte pour vous, y compris les menaces possibles. De nombreux chercheurs la décrivent comme un élément d’un réseau plus large, et non comme un lieu unique où la peur est produite. Dans les expériences d’apprentissage de la peur, un réseau de régions s’active ensemble (Fullana et al., 2016).

Une proposition, pas un fait établi. Certains chercheurs suggèrent que les systèmes qui commandent les réponses de défense rapides du corps sont distincts de ceux qui sous-tendent le sentiment conscient de peur (LeDoux & Pine, 2016). Si c’est exact, une réaction rapide du corps et le sentiment que vous nommez un instant plus tard pourraient être des processus différents.

Pourquoi cela compte dans la vie quotidienne. Une réaction rapide ne signifie pas, à elle seule, que quelque chose ne va pas chez vous. Les examens d’imagerie montrent quelles régions s’activent ensemble. Pris isolément, ils montrent une association plutôt qu’une cause. De nombreuses études d’imagerie reposent sur de petits échantillons, et de grandes études montrent que de petits échantillons peuvent donner des résultats peu fiables sur les liens entre le cerveau et le comportement (Marek et al., 2022).

Dans la recherche sur le TSPT, les circuits impliquant l’amygdale, l’hippocampe et le cortex préfrontal médian sont étudiés de près, et le TSPT est vu en partie comme un traitement de la peur devenu dysrégulé (Ressler et al., 2022). Pour en savoir plus sur le trauma, voir Comprendre le trauma.

Le cortex préfrontal : garder des objectifs en tête et choisir une réponse
Fondé sur la recherche

Où il se trouve. Le cortex préfrontal est la partie avant de la couche externe du cerveau. Il comporte plusieurs parties. Deux que les chercheurs évoquent souvent sont le cortex préfrontal ventromédian et le cortex préfrontal ventrolatéral (Hiser & Koenigs, 2018 ; Morawetz et al., 2017).

Ce qu’il fait. Il soutient le contrôle cognitif : garder des objectifs en tête, passer d’une tâche à l’autre et freiner les impulsions. Ces capacités reposent sur des réseaux répartis dans tout le cerveau, et non sur une seule région (Friedman & Robbins, 2022). La partie ventromédiane intervient dans les décisions, dans la compréhension sociale, ainsi que dans la production et la régulation des émotions négatives, grâce à ses liens avec l’amygdale et d’autres régions (Hiser & Koenigs, 2018).

En termes simples. Le cortex préfrontal n’est pas un chef qui éteint les émotions. Il contribue à un système plus large qui vous aide à peser une situation et à choisir une réponse. Lorsque les gens régulent leurs émotions, que ce soit en reformulant ou par d’autres stratégies, les examens d’imagerie montrent souvent le cortex préfrontal ventrolatéral gauche actif en même temps que d’autres régions. Cela montre une association, et non qu’une seule région assure la régulation à elle seule (Morawetz et al., 2017).

Pourquoi cela compte dans la vie quotidienne. Dans des expériences de laboratoire, le stress de courte durée avait tendance à altérer la mémoire de travail et la flexibilité mentale, bien que les effets varient et diffèrent selon le sexe (Shields et al., 2016). La plupart des participants étaient des volontaires en bonne santé : il s’agit donc d’un effet de courte durée observé en laboratoire. On n’a pas montré si cela se retrouve dans le sentiment d’être dépassé dans la vie quotidienne.

Dans des études portant sur des personnes ayant des troubles de l’humeur ou des troubles anxieux, les réseaux de régulation étaient en moyenne moins actifs pendant les tâches de réévaluation que dans les groupes de comparaison. Les études ne peuvent pas montrer ce qui cause cette différence (Picó-Pérez et al., 2017).

L’hippocampe : la mémoire en contexte
Fondé sur la recherche

Où il se trouve. L’hippocampe est une structure incurvée située en profondeur dans le lobe temporal, une de chaque côté du cerveau. Il comprend une zone appelée gyrus denté (Boldrini et al., 2018).

De nouveaux neurones : un sujet toujours débattu. On débat encore de la production de nouveaux neurones dans l’hippocampe chez l’adulte. Les études parues depuis 2018 ne s’accordent pas. Certaines trouvent des neurones immatures ou des cellules progénitrices dans le cerveau humain adulte, voire âgé, avec de grandes différences d’une personne à l’autre. D’autres n’en trouvent presque pas, et les marqueurs utilisés sont eux-mêmes contestés (Dumitru et al., 2025 ; Franjic et al., 2022 ; Kempermann et al., 2018 ; Sorrells et al., 2018 ; Tobin et al., 2019 ; Moreno-Jiménez et al., 2019). Rien ici ne montre que vous puissiez produire volontairement de nouveaux neurones.

Ce qu’il fait. L’hippocampe intervient dans la mémoire des faits et des événements, par exemple le rappel verbal (Kim & Kim, 2023). Le stress peut modifier le bon fonctionnement de la mémoire, et les effets dépendent du moment et des circonstances (Shields et al., 2017).

En termes simples. Dans une vaste analyse d’expériences de laboratoire, le stress au moment de l’apprentissage ou du rappel détériorait généralement la mémoire, tandis que le stress survenant peu après l’apprentissage l’aidait souvent. Les effets variaient selon le moment, le contexte et le contenu à retenir (Shields et al., 2017). Le stress semble aussi affaiblir la mémoire des faits tout en renforçant parfois l’apprentissage émotionnel. On débat de la question de savoir si l’hormone cortisol suffit à elle seule à l’expliquer, et une grande partie des travaux qui l’appuient porte sur des animaux (Kim & Kim, 2023).

Et la taille ? De grandes études constatent un volume moyen de l’hippocampe légèrement plus petit chez les personnes ayant un TSPT et chez celles ayant une dépression récurrente. Les différences sont faibles. Elles ne peuvent pas montrer si le stress les a causées ou si elles existaient auparavant (Logue et al., 2018 ; Schmaal et al., 2016). Ces résultats ne montrent pas que l’hippocampe de qui que ce soit a été endommagé, et ils ne disent rien sur le caractère permanent ou non de ces différences.

Pourquoi cela compte dans la vie quotidienne. Dans les études de laboratoire, la qualité du souvenir des contenus appris dépendait du moment où le stress survenait par rapport à l’apprentissage ou au rappel (Shields et al., 2017).

L’hypothalamus : un lien entre le cerveau et le corps
Fondé sur la recherche

Où il se trouve. L’hypothalamus est une petite structure cérébrale située en profondeur au milieu du cerveau, juste au-dessus de l’hypophyse.

Ce qu’il fait. Dans la voie du stress, l’hypothalamus est la première étape. Il envoie un signal à l’hypophyse, qui en envoie un aux glandes surrénales (Herman et al., 2016). Des structures limbiques comme l’amygdale et l’hippocampe influencent cette réponse.

En termes simples. C’est un élément d’un système qui s’étend à tout le corps, et non un centre du stress à lui seul. Le volet sur l’axe HHS ci-dessous explique toute la voie.

L’axe HHS et le cortisol : la principale voie hormonale du stress dans le corps
Fondé sur la recherche

Où il se trouve. HHS signifie hypothalamus, hypophyse et glandes surrénales. L’hypothalamus est une structure du cerveau, l’hypophyse est une petite glande située à sa base, et les glandes surrénales, situées au-dessus des reins, libèrent le cortisol.

Étape par étape. (1) Le cerveau détecte une demande. (2) L’hypothalamus envoie un signal à l’hypophyse. (3) L’hypophyse envoie un signal aux glandes surrénales. (4) Les glandes surrénales libèrent du cortisol. (5) Le cortisol exerce une rétroaction sur le cerveau, qui arrête normalement la réponse (Herman et al., 2016).

Vue de profil d’une tête et d’un cerveau avec l’hypothalamus, l’hypophyse et les glandes surrénales indiqués, et une flèche qui descend vers les glandes surrénales situées au-dessus des reins.
L’axe HHS. Illustration éducative simplifiée ; les libellés de l’image sont en anglais. Les textes de l’image sont simplifiés.
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Vue de profil d’une tête avec le cerveau apparent. L’hypothalamus et l’hypophyse sont indiqués près du centre du cerveau. Une flèche orange descend vers les glandes surrénales, situées au-dessus des reins. Un encadré en bas indique ce que fait le cortisol. CRH et ACTH sont les noms des hormones qui transportent les signaux : l’hormone de libération de la corticotropine (corticotropin-releasing hormone) et l’hormone adrénocorticotrope (adrenocorticotropic hormone).

Étiquettes de l’image

  • Hypothalamus (libère la CRH)
  • Hypophyse (libère l’ACTH)
  • Glandes surrénales (libèrent le cortisol)
  • Le cortisol aide le corps à répondre aux défis. Le stress chronique peut affecter ce système, tandis que des relations soutenantes, de saines habitudes et des stratégies de gestion du stress peuvent aider à le réguler.

L’axe du stress (HHS)

Sélectionnez une partie pour en savoir plus. Utilisez les touches fléchées pour passer d’une partie à l’autre, et appuyez sur Échap pour fermer.

  1. Hypothalamus

    Une petite zone située en profondeur dans le cerveau. Quand le cerveau détecte une demande, l’hypothalamus envoie un signal hormonal (appelé CRH) à l’hypophyse.

  2. Hypophyse

    Une petite glande située à la base du cerveau. Elle répond au signal en libérant une autre hormone (appelée ACTH) dans le sang, qui gagne les glandes surrénales.

  3. Glandes surrénales

    Deux petites glandes situées au-dessus des reins. Elles répondent au signal en libérant du cortisol.

  4. Cortisol

    Une hormone qui aide le corps à mobiliser de l’énergie pour faire face à une demande. Ce n’est pas simplement « l’hormone du stress » qui serait toujours élevée quand vous êtes stressé : les profils varient selon le type et la durée du stress, et d’une personne à l’autre (Herman et al., 2016).

  5. Boucle de rétroaction

    Le cortisol envoie aussi un signal en retour au cerveau, qui arrête normalement la réponse. C’est ainsi que le système se calme en général. Les chercheurs associent les effets nocifs surtout à une activation prolongée ou répétée plutôt qu’à de brefs épisodes (Russell & Lightman, 2019).

Une image simplifiée. Beaucoup d’autres régions du cerveau, comme l’amygdale et l’hippocampe, façonnent aussi la réponse au stress. Ceci relève de l’éducation, pas d’un avis médical.

Ce qu’il fait. Lorsque le cerveau détecte une demande, l’hypothalamus envoie un signal à l’hypophyse, qui en envoie un aux glandes surrénales pour qu’elles libèrent du cortisol. Le cortisol aide à mobiliser de l’énergie. Des structures limbiques comme l’amygdale et l’hippocampe influencent cette réponse, et des boucles de rétroaction l’arrêtent normalement à nouveau (Herman et al., 2016).

En termes simples. Le cortisol n’est pas simplement l’hormone du stress qui serait toujours élevée quand vous êtes sous stress. Les profils varient selon le type et la durée du stress, les gènes, l’expérience précoce, le sexe et l’âge (Herman et al., 2016).

Dans une analyse du cortisol dans les cheveux, les personnes soumises à un stress continu présentaient en moyenne des niveaux plus élevés, mais les personnes ayant des troubles anxieux comme le TSPT présentaient en moyenne des niveaux plus bas. Ce sont des associations issues d’études regroupées, et le cortisol dans les cheveux n’était pas lié de façon constante aux troubles de l’humeur. Le cortisol dans les cheveux est aussi influencé par l’âge, le sexe, le lavage des cheveux, les traitements et l’utilisation de contraceptifs : les différences sont donc modestes (Stalder et al., 2017).

Lors d’un test de stress en laboratoire, certains groupes montraient des réponses de cortisol atténuées et d’autres accrues, selon le sexe et le diagnostic (Zorn et al., 2017).

Pourquoi cela compte dans la vie quotidienne. Comme les réponses du cortisol diffèrent selon le sexe et l’état des symptômes (Zorn et al., 2017), un seul résultat de cortisol ne permettrait pas de dire si une personne a un trouble ; il s’agit d’une déduction tirée de ces résultats. Une réponse de stress est une réaction normale et souvent protectrice à court terme. Une revue de la réponse humaine au stress relie les effets nocifs principalement à une activation durable ou répétée plutôt qu’à de brefs épisodes (Russell & Lightman, 2019). Les chercheurs ne s’accordent pas entièrement sur les types de stress qui comptent le plus pour la santé (Epel et al., 2018). Une typologie proposée distingue le stress aigu, lié à un événement, quotidien et chronique, qui peuvent être liés différemment à la santé (Epel et al., 2018).

Le système nerveux autonome : activation et récupération
Fondé sur la recherche

Où il se trouve. Le système nerveux autonome est un réseau de nerfs qui parcourt le corps et ajuste ce que vous ne contrôlez pas volontairement, comme la fréquence cardiaque.

Ce qu’il fait. Il fait passer le corps de l’activation (le côté sympathique) au repos et à la récupération (le côté parasympathique). La variabilité de la fréquence cardiaque, c’est-à-dire les petites variations du temps qui sépare deux battements, est une mesure qui reflète en partie l’influence parasympathique sur le cœur (Laborde et al., 2017).

Un contour de corps avec des nerfs allant du tronc cérébral et de la colonne vertébrale vers le cœur, les poumons, l’estomac et les intestins, avec des libellés pour le côté sympathique (activation) et le côté parasympathique (repos et récupération).
Le système nerveux autonome. Illustration éducative simplifiée ; les libellés de l’image sont en anglais. Les textes de l’image sont simplifiés. Par exemple, le nerf vague est l’une des voies nerveuses du côté parasympathique, parmi plusieurs, et ce module n’utilise pas la théorie polyvagale.
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Un contour de corps transparent. Des nerfs descendent depuis le tronc cérébral, le long de la colonne vertébrale, et se ramifient vers le cœur, les poumons, l’estomac et les intestins. Un encadré en haut à gauche nomme le côté sympathique, associé à l’activation. Un encadré en haut à droite nomme le côté parasympathique, associé au repos et à la récupération. Le nerf vague et les nerfs sympathiques sont indiqués. L’image énumère aussi de courts points sous chaque côté. Un des points sous le côté parasympathique est une formulation simplifiée et n’est pas repris ici.

Étiquettes de l’image

  • Sympathique (activation) : augmente la fréquence cardiaque ; élève la tension artérielle ; mobilise l’énergie ; prépare à l’action
  • Parasympathique (repos et récupération) : ralentit la fréquence cardiaque ; soutient la digestion ; favorise le calme
  • Tronc cérébral
  • Nerf vague (principale voie parasympathique)
  • Nerfs sympathiques (thoraco-lombaires)
  • Cœur
  • Poumons
  • Estomac
  • Intestins

En termes simples. Les auteurs d’une revue de 37 études, sans regrouper les résultats, ont constaté que les mesures de la variabilité de la fréquence cardiaque indiquaient le plus souvent une moindre activité parasympathique pendant le stress. La manière d’interpréter ces mesures fait débat (Kim et al., 2018 ; Laborde et al., 2017). La variabilité de la fréquence cardiaque est facile à mal interpréter et demande une mesure rigoureuse : elle est donc considérée comme un marqueur de recherche.

Les adultes ayant un TSPT présentent, en moyenne, une variabilité de la fréquence cardiaque au repos plus faible et une fréquence cardiaque plus élevée que les témoins en bonne santé. Ce sont des différences de groupe qui ne peuvent pas servir à poser un diagnostic chez une personne (Schneider & Schwerdtfeger, 2020).

Qu’est-ce qui aide ? Dans les essais, le biofeedback de la variabilité de la fréquence cardiaque a produit des bénéfices faibles à modérés, les plus importants pour l’anxiété, mais à partir de peu d’études par trouble. Les effets étaient plus importants par rapport à l’absence de traitement que par rapport à une comparaison active, et pas plus importants que ceux d’autres traitements efficaces (Lehrer et al., 2020). Une revue systématique a constaté que la respiration lente augmentait la variabilité de la fréquence cardiaque (Zaccaro et al., 2018). Il vaut mieux y voir un complément à d’autres soins. Vous pouvez essayer des pratiques de respiration dans Exercices et Méditation. Si la respiration lente augmente votre anxiété, arrêtez.

Les pratiques de méditation et de pleine conscience peuvent parfois provoquer des effets indésirables, comme de l’anxiété ou de la dissociation (Farias et al., 2020). Dans un programme de 8 semaines (96 personnes), la plupart ont eu des effets indésirables, généralement passagers. Environ 6 à 14 % ont rapporté des effets néfastes durables, liés à une activation accrue ou à un sentiment de détachement (Britton et al., 2021). Si une pratique augmente la détresse ou vous donne une impression d’irréalité, il est raisonnable de s’arrêter, de ralentir ou de demander l’avis d’un professionnel formé aux approches tenant compte du trauma. Si vous avez des attaques de panique ou des antécédents de trauma, demandez d’abord l’avis d’un clinicien.

Une théorie dont vous entendrez peut-être parler. La théorie polyvagale est populaire, mais ses idées principales sont contestées dans la littérature scientifique. Il vaut mieux la traiter comme une hypothèse contestée que comme une science du cerveau établie (Grossman, 2023) : ce module ne l’utilise donc pas. Pour un aperçu plus large, voir le système nerveux. Cette page est distincte et peut décrire le système nerveux autrement : elle n’est donc pas une source pour ce module.

La neuroplasticité : le cerveau change avec l’apprentissage
Fondé sur la recherche

Ce que cela signifie. La neuroplasticité est la capacité du cerveau à changer avec l’apprentissage et l’expérience. Un modèle proposé suggère que la structure du cerveau se développe pendant l’apprentissage d’une compétence, puis revient en partie vers son niveau de départ (Wenger et al., 2017). S’entraîner à une tâche améliore cette tâche, mais les gains obtenus avec les jeux d’entraînement cérébral se transfèrent rarement à la pensée au quotidien (Simons et al., 2016).

Pourquoi cela compte ici. Des réactions apprises, comme une réponse de peur, peuvent être mises à jour par un nouvel apprentissage (Craske et al., 2018). La façon dont cela se rapporte à un changement structurel du cerveau n’est pas établie. Le prochain module, Votre cerveau peut apprendre de nouveaux schémas, examine ce que dit la recherche à ce sujet, y compris ce qui reste inconnu.

L’évaluation cognitive et la mémoire émotionnelle : ce que représente une situation pour vous
Fondé sur la recherche

L’évaluation cognitive. Les théories de l’évaluation cognitive proposent que l’émotion commence par la façon dont une personne évalue un événement. Les changements corporels et les élans d’action suivent, puis un sentiment conscient et une étiquette (Scherer & Moors, 2019). C’est un modèle influent parmi plusieurs.

Une autre explication, débattue. La théorie de l’émotion construite propose que le cerveau construit les émotions à partir de prédictions et de signaux du corps, au lieu de déclencher des circuits émotionnels fixes (Barrett, 2016). Une analyse regroupée de 202 études de laboratoire a constaté que les mesures corporelles autonomes ne distinguaient pas clairement les catégories d’émotions et variaient au sein de chacune. Les auteurs y voient un résultat plus cohérent avec l’émotion construite qu’avec des circuits émotionnels fixes (Siegel et al., 2018). Ces deux idées font débat et ne sont pas des faits établis.

La mémoire émotionnelle. Le stress peut renforcer ou affaiblir ce dont on se souvient selon le moment (Shields et al., 2017), et on débat de la question de savoir si le cortisol lui-même l’explique (Kim & Kim, 2023). Selon une idée, se rappeler brièvement un souvenir le rend susceptible d’être mis à jour ; cela est encore en cours de test et a rencontré des objections (Lee et al., 2017).

Anciennes peurs et nouvel apprentissage. Lorsqu’on apprend ensuite qu’un signal redouté est sans danger, cela semble former un nouvel apprentissage qui entre en concurrence avec l’ancienne peur au lieu de l’effacer. La thérapie d’exposition vise à renforcer ce nouvel apprentissage dans différents contextes (Craske et al., 2018).

Reformuler. La réévaluation cognitive, qui consiste à changer sa façon de penser une situation, est souvent efficace pour gérer les émotions, mais son efficacité dépend de la personne et de la situation (McRae & Gross, 2020). La réévaluation cognitive ne guérit pas l’anxiété.

Pourquoi cela compte dans la vie quotidienne. Selon les théories de l’évaluation cognitive, qui placent l’évaluation en premier, deux personnes peuvent lire le même événement différemment, et une même personne peut le lire différemment selon les jours. Les sensations corporelles seules ne montrent pas forcément clairement quelle émotion vous éprouvez, car un cœur qui bat fort peut accompagner différentes émotions (Siegel et al., 2018).

Explorer : le cerveau et le corps adultes
Fondé sur la recherche

Ouvrez n’importe quelle partie pour voir un court résumé. Vous pouvez vous arrêter à tout moment en fermant les panneaux ou en quittant la page. Ce sont des résumés simplifiés des sections ci-dessus, et ce sont ces sections qui donnent les sources.

Cerveau adulte interactif

Fondé sur la recherche

Quatre parties du cerveau dont les chercheurs parlent lorsqu’ils étudient les réactions. Aucune ne fonctionne seule, et aucune n’est un interrupteur de la peur. Ouvrez une partie pour lire un court résumé, et ouvrez les deux derniers éléments pour voir l’axe HHS et le système nerveux autonome en étapes simples. C’est simplifié, et les examens d’imagerie montrent une association, et non une cause. Pour arrêter : fermez les panneaux ou quittez la page quand vous le souhaitez.

Amygdale

Un petit amas de noyaux en forme d’amande, situé en profondeur dans le lobe temporal, un de chaque côté. Elle réagit à l’importance, à la nouveauté, à l’incertitude ou à la charge émotionnelle de quelque chose, et pas seulement à la menace. Elle fonctionne au sein de réseaux plus larges (Šimić et al., 2021).

Cortex préfrontal

La partie avant de la couche externe du cerveau. Elle aide à garder des objectifs en tête, à passer d’une tâche à l’autre et à freiner les impulsions, grâce à des réseaux répartis dans tout le cerveau. Ce n’est pas un chef qui éteint les émotions (Friedman & Robbins, 2022).

Hippocampe

Une structure incurvée située en profondeur dans le lobe temporal, une de chaque côté. Elle intervient dans la mémoire des faits et des événements. Le stress peut modifier le bon fonctionnement de la mémoire, selon le moment (Shields et al., 2017). On débat encore de la production de nouveaux neurones à cet endroit chez l’adulte.

Hypothalamus

Une petite structure située en profondeur au milieu du cerveau, juste au-dessus de l’hypophyse. C’est la première étape de la voie hormonale du stress (Herman et al., 2016).

L’axe HHS, étape par étape

1. Le cerveau détecte une demande. 2. L’hypothalamus envoie un signal à l’hypophyse. 3. L’hypophyse envoie un signal aux glandes surrénales. 4. Les glandes surrénales libèrent du cortisol. 5. Le cortisol exerce une rétroaction sur le cerveau, qui arrête normalement la réponse (Herman et al., 2016).

Le système nerveux autonome, étape par étape

1. Une demande ou un changement dans le corps est détecté. 2. Le côté sympathique augmente l’activation, par exemple par une fréquence cardiaque plus rapide. 3. Le côté parasympathique soutient le repos et la récupération. 4. Les deux côtés s’ajustent en permanence, et la variabilité de la fréquence cardiaque est une mesure de recherche qui reflète en partie cela (Laborde et al., 2017).

À essayer : comprendre ma réaction
Réflexion

C’est une réflexion, et non une évaluation. Elle s’appuie sur une scène du quotidien pour montrer comment différentes réactions peuvent se comprendre. Rien de ce que vous lisez ici ne vous dit ce qui est vrai pour vous.

Comprendre ma réaction

Réflexion

Imaginez : une personne importante pour vous ne répond pas à votre message. Les heures passent. Les gens remarquent des réactions différentes, et une même personne peut réagir différemment selon les jours. Ouvrez n’importe quelle réaction ci-dessous pour en lire la description. Aucune n’est bonne ou mauvaise. Aucune ne renvoie à une cause précise dans votre passé. Les réactions ont tendance à refléter vos circonstances actuelles, ce que vous attendez, ce que vous avez appris au fil du temps et ce que vous ressentez sur le moment. Ceci est destiné à votre propre réflexion. Ce n’est pas un test. Pour arrêter : vous pouvez fermer n’importe quelle réaction, utiliser Tout fermer, ou quitter la page à tout moment.

La peur du rejet

Vous pourriez remarquer un creux dans le ventre, des pensées comme « ils m’en veulent », ou une envie de vérifier votre téléphone. Le même silence peut sembler menaçant lorsque la personne compte énormément pour vous, lorsque vous ne savez pas où vous en êtes avec elle, ou lorsque vous êtes à bout. C’est une illustration, et non un résultat de recherche. Une question à garder en tête : quoi d’autre pourrait expliquer ce silence, et que diriez-vous à une personne amie à votre place ? La recherche derrière cette idée : les théories de l’évaluation cognitive proposent que l’émotion commence par la façon dont nous évaluons un événement (Scherer & Moors, 2019). Les sensations corporelles seules ne montrent pas forcément quelle émotion vous éprouvez (Siegel et al., 2018).

La colère

La colère peut se manifester par de la chaleur, une mâchoire serrée, ou l’envie d’envoyer une réponse cinglante. Elle peut suivre une pensée comme « ce n’est pas juste » ou « on m’ignore ». La colère est une émotion courante, et non un défaut, et elle peut indiquer quelque chose qui compte pour vous. Une question à garder en tête : qu’est-ce que cette colère me dit sur ce qui compte pour moi ? La recherche derrière cette idée : les théories de l’évaluation cognitive relient la colère à la façon dont nous évaluons un événement (Scherer & Moors, 2019). Dans des tâches de laboratoire, le stress de courte durée rendait plus difficile de garder plusieurs explications en tête. Cela n’a pas été testé dans des situations comme celle-ci (Shields et al., 2016).

La tristesse

La tristesse peut se ressentir comme une lourdeur, des larmes, ou l’envie de se retirer. Elle peut concerner ce message, ou la solitude, la fatigue ou d’autres pertes que ce silence rappelle. Ce que vous vivez par ailleurs peut colorer votre façon de lire ce silence. Si la tristesse dure des semaines et affecte la vie quotidienne, voyez la section sur la recherche de soutien plus bas, ainsi que notre page sur la dépression. Une question à garder en tête : de quoi ai-je besoin maintenant, et de la part de qui ? La recherche derrière cette idée : les modèles d’évaluation cognitive font de l’évaluation le point de départ (Scherer & Moors, 2019).

L’inquiétude

L’inquiétude peut ressembler à « et si quelque chose n’allait pas ? » ou « qu’ai-je dit ? », avec des pensées qui devancent les faits. Si l’inquiétude semble constante ou difficile à contrôler, voyez notre page sur l’anxiété. Une question à garder en tête : que sais-je avec certitude, et qu’est-ce que je suppose ? La recherche derrière cette idée : la réévaluation cognitive, qui consiste à changer sa façon de penser une situation, est souvent efficace pour gérer les émotions. Son efficacité dépend de la personne et de la situation. C’est un outil, et non un remède (McRae & Gross, 2020).

Une interprétation neutre

Certaines personnes pensent simplement « la personne est probablement occupée » et poursuivent leur journée. Ce n’est pas la bonne façon de réagir, et ce n’est pas un objectif à atteindre. Cela peut refléter les circonstances, par exemple une personne qui répond souvent tard, de sorte que le silence n’a pas beaucoup de sens. Cela peut aussi refléter une journée plus calme. Si vous lisez rarement les situations ainsi, cela ne signifie pas que quelque chose ne va pas chez vous. La recherche derrière cette idée : dans des tâches de laboratoire, le stress de courte durée avait tendance à réduire la flexibilité mentale. On n’a pas testé si cela influence votre façon de lire un message (Shields et al., 2016).

Explorer la réponse au stress
Fondé sur la recherche

Le stress comporte plusieurs niveaux à la fois. Cet explorateur vous permet d’ouvrir chaque niveau et de voir quel type de recherche se trouve derrière.

Explorateur de la réponse au stress

Fondé sur la recherche

Le stress fait intervenir en même temps le corps, l’attention, la mémoire et le sens. Ouvrez n’importe quel niveau pour voir ce que suggère la recherche. Chaque niveau se termine par une ligne qui précise sur quoi reposent les données. Vous pouvez les ouvrir dans n’importe quel ordre. Pour arrêter : fermez les panneaux ou quittez la page quand vous le souhaitez.

Les nerfs : activation et récupération

Le système nerveux autonome fait passer le corps de l’activation à la récupération. Les auteurs d’une revue de 37 études, sans regrouper les résultats, ont constaté que les mesures de la variabilité de la fréquence cardiaque indiquaient le plus souvent une moindre activité parasympathique pendant le stress. C’est un marqueur de recherche, et il est facile à mal interpréter (Kim et al., 2018 ; Laborde et al., 2017). Repose sur : une revue de 37 études sans résultats regroupés.

Les hormones : l’axe HHS

L’hypothalamus envoie un signal à l’hypophyse, qui en envoie un aux glandes surrénales pour qu’elles libèrent du cortisol, qui aide à mobiliser de l’énergie. Des boucles de rétroaction arrêtent normalement la réponse (Herman et al., 2016). Les profils de cortisol varient selon les personnes et les types de stress. Comme les réponses du cortisol diffèrent selon le sexe et l’état des symptômes, un seul résultat de cortisol ne permettrait pas de dire si une personne a un trouble (déduction tirée de Zorn et al., 2017). Repose sur : une revue de la voie hormonale, et des études de laboratoire et de groupe sur le cortisol.

L’attention et la pensée

Dans des expériences de laboratoire, le stress de courte durée avait tendance à altérer la mémoire de travail et la flexibilité mentale, avec des effets variables et différents selon le sexe. Les participants étaient surtout des volontaires en bonne santé, et les effets étaient de courte durée (Shields et al., 2016). Repose sur : des études de laboratoire regroupées.

La mémoire

Le stress au moment de l’apprentissage ou du rappel détériorait généralement la mémoire, tandis que le stress survenant peu après l’apprentissage l’aidait souvent, selon le moment, le contexte et le contenu à retenir (Shields et al., 2017). Repose sur : des études de laboratoire regroupées.

Comment vous lisez la situation

Les théories de l’évaluation cognitive proposent que l’évaluation d’un événement précède les changements corporels, les élans d’action et le sentiment que vous nommez (Scherer & Moors, 2019). C’est un modèle parmi plusieurs, et la théorie de l’émotion construite offre une autre explication, débattue (Barrett, 2016). Repose sur : des théories qui font débat.

Brefs épisodes et longues périodes

Une réponse de stress est une réaction normale et souvent protectrice à court terme. Une revue de la réponse humaine au stress relie les effets nocifs principalement à une activation durable ou répétée plutôt qu’à de brefs épisodes (Russell & Lightman, 2019). Les chercheurs ne s’accordent pas entièrement sur les types de stress qui comptent le plus pour la santé, et une typologie proposée distingue le stress aigu, lié à un événement, quotidien et chronique (Epel et al., 2018). Repose sur : une revue, et une façon proposée de classer les types de stress.

Ralentir : respiration et biofeedback

Dans les essais, le biofeedback de la variabilité de la fréquence cardiaque a produit des bénéfices faibles à modérés, les plus importants pour l’anxiété, mais à partir de peu d’études par trouble. Les effets étaient plus importants par rapport à l’absence de traitement que par rapport à une comparaison active (Lehrer et al., 2020). Une revue systématique a constaté que la respiration lente augmentait la variabilité de la fréquence cardiaque (Zaccaro et al., 2018). Il vaut mieux y voir des compléments. Essayez des pratiques douces dans Exercices. Si la respiration lente augmente votre anxiété, arrêtez. Repose sur : des essais et une revue systématique.

Ce que la recherche montre et ne montre pas
Fondé sur la recherche
Association, causalité et théorie
Fondé sur la recherche

Les examens d’imagerie cérébrale montrent quelles régions s’activent ensemble. Pris isolément, ils montrent une association plutôt qu’une cause. De nombreuses études d’imagerie cérébrale reposent sur de petits échantillons, et de grandes études montrent que de petits échantillons peuvent donner des résultats peu fiables sur les liens entre le cerveau et le comportement (Marek et al., 2022). Les différences structurelles rapportées dans le TSPT et la dépression sont de petites moyennes de groupe, et elles ne peuvent pas montrer si le stress les a causées (Logue et al., 2018 ; Schmaal et al., 2016).

On débat encore de la production de nouveaux neurones dans l’hippocampe chez l’adulte : aucune affirmation sur de nouveaux neurones n’est donc faite ici.

Les études de laboratoire sur le stress permettent de tester la cause et l’effet, mais elles utilisent des stresseurs de courte durée, et les études sur les tâches de pensée incluaient des volontaires en bonne santé (Shields et al., 2016 ; Shields et al., 2017).

Des idées comme la proposition à deux systèmes, la théorie de l’évaluation cognitive et l’émotion construite sont des théories. Elles font débat, et chacune ne rend peut-être compte que d’une partie du tableau (LeDoux & Pine, 2016 ; Scherer & Moors, 2019 ; Barrett, 2016). La théorie polyvagale est contestée : elle n’est donc pas utilisée ici (Grossman, 2023).

Les réponses du cortisol et la variabilité de la fréquence cardiaque diffèrent en moyenne entre les groupes, mais les différences sont modestes et se chevauchent : ce sont donc des mesures de recherche plutôt que des tests applicables à une personne (Zorn et al., 2017 ; Schneider & Schwerdtfeger, 2020 ; Laborde et al., 2017).

Les résultats de groupe ne permettent pas de dire ce qui ne va pas chez une personne qui lit ce texte. Une grande partie des travaux à l’origine des modèles de circuits provient d’animaux, et on cherche encore à savoir dans quelle mesure ils s’appliquent aux êtres humains (Fox & Shackman, 2019 ; Kim & Kim, 2023).

Pour aller plus loin
Fondé sur la recherche
Quand demander de l’aide
Fondé sur la recherche

Si vos réactions gênent votre vie quotidienne, par exemple votre sommeil, votre travail, votre santé ou vos relations, ou si la détresse dure, c’est le bon moment pour en parler avec un professionnel de santé qualifié. Vous n’avez pas besoin d’être en crise pour demander. Voir Comment choisir un ou une thérapeute et les types de thérapie. Si le trauma vous préoccupe, voir le trauma et le TSPT.

Si vous êtes en crise ou si vous pensez au suicide : Si vous êtes en danger immédiat, appelez votre numéro d’urgence local (15 ou 112 en France, 112 en Belgique, 144 ou 112 en Suisse, 911 au Canada). Pour parler à quelqu’un maintenant, vous pouvez appeler le 3114 en France (24 h/24, gratuit), le 988 au Canada (appel ou texto, 24 h/24, en français ou en anglais) ou, au Québec, le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) ou envoyer un texto au 535353. En Belgique, le Centre de prévention du suicide répond au 0800 32 123. En Suisse, La Main Tendue répond au 143, de jour comme de nuit. Dans un autre pays, consultez findahelpline.com. Les numéros et les horaires peuvent changer : vérifiez sur le site officiel du service.
Si vous êtes en crise ou si vous pensez au suicide : Si vous êtes en danger immédiat, appelez votre numéro d’urgence local (15 ou 112 en France, 112 en Belgique, 144 ou 112 en Suisse, 911 au Canada). Pour parler à quelqu’un maintenant, vous pouvez appeler le 3114 en France (24 h/24, gratuit), le 988 au Canada (appel ou texto, 24 h/24, en français ou en anglais) ou, au Québec, le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) ou envoyer un texto au 535353. En Belgique, le Centre de prévention du suicide répond au 0800 32 123. En Suisse, La Main Tendue répond au 143, de jour comme de nuit. Dans un autre pays, consultez findahelpline.com. Les numéros et les horaires peuvent changer : vérifiez sur le site officiel du service.
Sources et lectures complémentaires
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  • McRae, K., & Gross, J. J. (2020). Emotion regulation. Emotion, 20(1), 1–9. Source La réévaluation cognitive est souvent efficace, selon la personne et le contexte.
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  • Zaccaro, A., Piarulli, A., Laurino, M., Garbella, E., Menicucci, D., Neri, B., & Gemignani, A. (2018). How breath-control can change your life: A systematic review on psycho-physiological correlates of slow breathing. Frontiers in Human Neuroscience, 12, 353. Source La respiration lente a augmenté la variabilité de la fréquence cardiaque dans une revue systématique.
  • Zorn, J. V., Schür, R. R., Boks, M. P., Kahn, R. S., Joëls, M., & Vinkers, C. H. (2017). Cortisol stress reactivity across psychiatric disorders: A systematic review and meta-analysis. Psychoneuroendocrinology, 77, 25–36. Source Les réponses du cortisol à un test de stress en laboratoire diffèrent selon le sexe et le diagnostic.
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Comment nous choisissons et étiquetons nos sources : Données scientifiques et normes éditoriales

Prochain module de cette série : L’attachement à l’âge adulte : comprendre le lien, la confiance et la peur de l’abandon

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