Dysrégulation émotionnelle
Quand les émotions semblent trop intenses, changent vite ou sont difficiles à gérer.
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Ceci n’est pas un diagnostic, et ces compétences peuvent s’apprendre. Ouvrez une section à la fois.
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Ce que c’est
La dysrégulation émotionnelle désigne une difficulté à gérer l’intensité ou la nature des émotions que l’on ressent, de sorte que les réactions peuvent sembler plus fortes ou plus longues que ne le justifie la situation. Ce n’est pas un diagnostic en soi, même si des formes sévères et durables chez l’enfant peuvent faire partie de troubles tels que le trouble disruptif avec dysrégulation émotionnelle. Les travaux de recherche la décrivent comme un schéma présent dans de nombreux troubles, comme le TDAH, l’autisme, le trouble bipolaire, la dépression, les troubles anxieux, les troubles liés au trauma et le trouble de la personnalité borderline.
La biologie, les expériences précoces, le stress et le sommeil peuvent tous jouer un rôle. Ce n’est pas un défaut de caractère.
Comment on peut le vivre
Les émotions peuvent surgir vite et fort, mettre longtemps à s’apaiser, et il peut être difficile de s’en défaire par le raisonnement. Certaines personnes explosent, d’autres se referment. Ensuite, beaucoup ressentent du regret ou de la honte.
Comment le repérer
- Changements d’humeur rapides, ou réactions fortes à de petites choses
- Irritabilité fréquente ou accès de colère
- Sensation de débordement, sans parvenir à se calmer
- Se refermer, s’engourdir ou éviter ses émotions
- Chez l’enfant, crises fréquentes ou réactions intenses difficiles à apaiser
Ce qui peut aider
Les compétences peuvent s’apprendre. La thérapie comportementale dialectique (TCD) et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) enseignent des façons de repérer, de nommer et d’apaiser les émotions fortes. Une revue systématique de 67 études (Sloan et al., 2017) a constaté que les difficultés de régulation émotionnelle et les symptômes avaient tendance à s’améliorer ensemble après un traitement psychologique de l’anxiété, de la dépression, de la consommation de substances, des troubles des conduites alimentaires et du trouble de la personnalité borderline. Au quotidien, un sommeil régulier, de l’activité physique, des repas réguliers, le fait de nommer l’émotion et une respiration lente peuvent aider. Consultez nos Outils.
Quand demander de l’aide
N’hésitez pas à demander de l’aide lorsque les émotions affectent les relations, l’école ou le travail, ou la sécurité, ou si vous avez aussi des pensées de vous faire du mal. Un professionnel ou une professionnelle de santé peut aussi vérifier la présence de troubles associés qui pourraient l’alimenter.
Sources
- Sloan, E., Hall, K., Moulding, R., Bryce, S., Mildred, H., & Staiger, P. K. (2017). Emotion regulation as a transdiagnostic treatment construct across anxiety, depression, substance, eating and borderline personality disorders: A systematic review. Clinical Psychology Review, 57, 141-163. Ouvrir l’article
- National Institute of Mental Health (NIMH). Borderline Personality Disorder
Within Your Light propose de la psychoéducation. Cette page est uniquement à visée éducative et ne constitue ni un avis médical, ni un diagnostic, ni un traitement. Parlez de votre propre santé avec un professionnel de santé qualifié. Si vous êtes en crise, demandez de l’aide : appelez le 3114 (France), le 988 (Canada, ou le 1 866 APPELLE au Québec), le 0800 32 123 (Belgique) ou le 143 (Suisse), ou composez votre numéro d’urgence local.
